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5月9日 09 - Alex
Une journée de cours. C’est long. J’avais oublié comment c’était long. Ca doit être l’effet farniente, sunlights and tropiques des vacances qui avait tout balayé dans ma petite tête. Balayé les feuilles remplis de notes, balayé le débit soporifique des professeurs et les comptes rendues et les notes et les « Remotive-toi ! » et les « J’y arriverais pas ! ». Tout ça envolé ; pourtant on n’y échappe jamais vraiment. Retour à la case départ. Il ne faut pas croire : je n’ai jamais été un grand bosseur. Pas dans le sens loque, non, plutôt dans celui du « moins j’en fais, mieux je me porte. » Raisonnable en somme ; je travaille, je sais qu’il le faut, mais je ne suis pas de ceux qu’on peut retrouver un beau matin, bavant sur une dizaine de bouquins ouverts la tête farcis de conneries. Je préfère profiter de ma jeunesse avant qu’on me la vole. Une semaine de cours, c’est encore plus long. Mais je dois avouer qu’entre les nouvelles connaissances, les nouveaux cours, nouveaux profs et nouvelle organisation, celle-ci a passé plutôt vite. Même si… même si j’attends, je cherche, j’observe. Non, je ne suis pas un chasseur de prime, mais j’ai bien peur d’y ressembler quelques fois… comme dans les dessins animés. A la différence près où la jolie fille finit rarement – si ce n’est jamais – avec le chasseur qui la traque. Hum. A méditer. T’enlever ça de la tête, te l’enlever de la tête, te l’enlever de la tête ! Bon sang !! Qu’est ce qui ne tourne pas rond dans cette foutu caboche hein ? T’as bien réussi à tenir avant ! Ce n’est qu’une fille merde ! Hum. Je la cherche. Une semaine que je ne l’ai pas croisé depuis la présentation en amphi’, depuis cette fameuse journée. Je ne sais pas. J’hésite à l’attendre à la fin de ses cours mais je n’ose pas. J’ai le vaine espoir de la croiser au hasard, au détour d’un couloir… on se rentrerait dedans, elle ferait tomber ses livres, je l’aiderais à les ramasser, sa main frôlerait la mienne… Revient sur terre, on dirait 1) une adolescente perturbée en mal d’amour ( arght ! ) 2) un junkie des séries américaines. Hum. J’essaye de ne pas espérer… beaucoup plus. Romain à raison. Je dois passer à autre chose, ça devient urgent. Tout ça n’est voué qu’à l’échec : un baiser « volé » à une soirée étudiante où, il faut bien le dire, c’est plus le festival du french kiss qu’autre chose. Elle t’a planté. Qu’est ce que tu veux de plus ? Elle ne veut pas de toi parce que si c’était le cas, elle serait venue te parler pour s’excuser de sa conduite… à moins que… ça soit à moi de le faire pour avoir été trop entreprenant ? Grrr mais c’est quand même pas une biche effarouchée si ? Tu as eu raison. Point. Elle n’est… tout simplement… pas ce qu’il te faut. Hum. Come on boy ! *** Il était 20h, Romain m’avait donné rendez-vous à la cafétéria pour je-ne-sais-quel-conseil-avisé. Marre des conseils. Let me alone. Je le trouvai rapidement, installé au bar à siroter tranquillement une bière. Je m’approchai puis m’assit à côté de lui. Avant qu’il n’ait eu la chance de prononcer le moindre mot, je m’exclamai : « Non, non ! Ne dis rien ! Je ne veux pas de ta leçon de morale, de tes conseils et tes reproches ! Merci, ça va ! - - Tu bosses avec quelqu’un sur le projet de neuroscience ? répondit-il calmement. - - Pardon ? - - Est-ce que tu bosses avec quelqu’un sur ce projet ? - - Non mais… - - Ok. On bosse ensemble ? - - D’accord, répondis-je un peu déconcerté, alors si tu m’as fait venir ici c’est pas pour… - - Non. Tes histoires ça te regardent. Je t’ai déjà tout dit. Une semaine que ça dure, moi je peux rien y faire… à croire que t’aime ça de souffrir ! - - Tu débloques ou quoi ? Tu crois que j’aime ça ? J’y peux rien, c’est plus fort que moi ! Bon allez c’est bon, changeons de sujet, j’en ai marre de parler de ça… de parler de ça et de penser à ça d’ailleurs, ajoutais-je tout bas pour moi-même. » « Un café s’il vous plait ! m’écriai-je à destination de la serveuse qui me tournai le dos. » Elle se retourna, me chercha des yeux puis tomba sur moi. Elle me sourit. Mignonne. Je lui rendis la pareille. Quelques minutes plus tard alors que la discussion entre Romain et moi était au point mort, la jeune femme arriva avec ma tasse de café, toujours ce même sourire délicieux accroché à ses lèvres : « Tiens, attention c’est chaud. - - Merci, lui répondis-je en ne la quittant pas des yeux. » Vraiment mignonne. « Attend, j’ai oublié la cuillère, je reviens. » Elle s’éclipsa aussi vite alors que Romain se penchait vers moi pour me murmurer : « J’en reviens pas ! Ca fait je ne sais pas combien de temps que j’essaye de la draguer… et toi t’arrives, petit regard, gueule charmante et elle est déjà à tes pieds. La vie est injuste. » Je souris, rougissant. La jeune fille revient assez vite, s’accouda au comptoir et me regarda boire mon café. Face au cruel manque de discussion, Romain n’eu pas d’autres choix que de faire les présentations : « Alex, Elodie. », « Elodie, Alex. » Quelques éclats de rires plus tard, regards lourd de sens et frôlements imperceptibles, j’avais son numéro en mémoire dans mon portable et un rendez vous en tête à tête pour demain soir. Hum. 10月31日 08 - Maëna" - Alors, ça te fait quoi de dire bonjour à "Mr Baiser fougeux" ? me demanda Lisa, malicieuse, après avoir quitté Romain et Alex.
- Pffff, t'es conne ! Si on devait prendre au sérieux tout ce qui se passe pendant les fêtes étudiantes, on n'est pas rendues !
- Attends attends, c'était du sérieux ce baiser, moi je te le dit ! Et vous n'étiez même pas bourrés !! Avoue qu'il te fait de l'effet ce mec !
- Il est mignon, certes, mais ça s'arrête là, et ce qu'on a fait l'année dernière, c'était une erreur ! mentis-je... Je sais pas moi... le désespoir du célibataire, une ambiance de fête, un p'tit moment de folie, et voilà on se laisse aller ! On en profite sur le coup, et après on oublie.
- Donc là tu vas me faire croire que tu lui as fait la bise sans repenser à cet épisode ?
- Exactement, mentis-je une seconde fois.
- Et je suppose que c'est aussi parce que tu as totalement oublié cet "incident" que tu as continué à le regarder jusqu'à ce qu'il sorte de l'amphi ? Très cohérent ! " ironisa-t-elle
Bon, voilà, Lisa savait. J'ai beau essayé d'être discrète, de nier, et même de mentir... rien n'y fait. Elle voit tout et elle arrive toujours à me faire dire ce qu'elle veut entendre ! Elle me connaît si bien !
NON le baiser n'était pas une erreur, OUI je repense tout le temps à cet épisode, NON je n'ai rien oublié, et merde OUI ce mec me fait de l'effet ! Ce mec rend folle...
Il suffit que j'entende quelqu'un prononcer "Alex", ça y est mon coeur s'emballe, mes mains deviennent moites, je sens cette petite boule dans ma poitrine. Cette petite boule d'amour qui peut être pleine de larmes et de déception ou pleine de joie, de tendresse, de bonheur. Je ne sais pas ce qu'elle me réserve cette petite boule et ça me rend tellement bizarre, tellement ailleurs... J'ai parfois l'impression d'être une adolescente amoureuse pour la première fois, l'adolescente que j'étais il y a déjà plusieurs années, l'adolescente naïve et passionée, la fille un peu hystérique qui s'emballe vite, prête à tout donner.
Le revoir, le toucher... Je n'osais pas lever les yeux. Peur qu'il lise dans mon regard mon obsession et mes sentiments pour lui. Mais j'ai réalisé à temps que je me comportais comme une lâche... Je crois que je lui ai souris. Il a fait de même et tout s'est brouillé dans ma tête, j'ai eu envie de sauter, de crier, j'ai eu envie d'y croire. Dans son sourire franc, oui, j'y ai vu un aperçu de ce que pourrait être notre histoire. Et ça m'a plu. J'aurai tellement aimé faire quelque chose... Mais quoi ? Et puis on dit que c'est à l'homme de faire le premier pas non ? Alors j'aurai aimé qu'il enlève ses mains de ses foutues poches, qu'il en mette une dans le creux de mon dos, l'autre à ma nuque... et là j'aurai fait un effort, je crois que je l'aurai embrassé sans attendre que ce soit lui qui le fasse.
Et quel soulagement quand il a tourné la tête avant de passer la porte de l'amphi ! Je sais que c'est complètement puéril et idiot mais je me suis dit : "s'il te regarde avant de sortir, il t'aime, tu as tes chances." J'ai sentis mon coeur déborder d'espoir lorsque j'ai croisé son regard à la fois doux et étonné de constater que je ne l'avais pas quitté des yeux.
Je suis Lisa dans les couloirs, je ne sais même pas en quel cours nous allons, je ne pense qu'à lui.
10月28日 07 - Alex
Mes yeux se posèrent sur le réveil. Instantanément, ma tête retomba lourdement sur l’oreiller comme si je venais de faire l’effort du siècle. Tout en me blottissant sous la couette, l’esprit mi-réveillé mi-somnolant, je pris conscience des chiffres que je venais de voir : 7h51… Il me fallu plusieurs minutes pour réaliser que je devais être levé depuis une demi-heure au moins étant donné que les cours commençaient à 8h. Je bondis hors du lit avec une énergie qui m’étonna moi-même, à la recherche de vêtements convenables. Alors que je m’activais comme un fou, en fouillant désespérément dans les placards, Romain dans le lit d’à côté, me demanda d’une voix pâteuse :
« Qu’est ce que tu fais ? - Ducon, il est presque 8h ! On va être en retard ! Aller lève toi ! » Apparemment moins nerveux que moi, il s’extirpa du lit doucement en prenant le temps de se frotter les yeux. Je pensai pour moi-même : « c’est bien ma veine, juste le jour de la rentré… » Vaguement suspicieux, je me retournai vers mon camarade après avoir enfilé un tee-shirt : « Mais c’est pas toi qui devais programmer le réveil ? - Hey oh on se calme là ! Tu te rappels pas ? On a joué aux échecs jusqu’à pas d’heure ! Je suppose qu’on est tombé de fatigue avant qu’on est eu le temps de programmer ce putain de réveil à la con !! s’exclama-t-il rn montrant le réveil en question. »
Je regardais à mon tour d’un air perplexe l’objet du diable, celui qui nous fera arriver en retard. Romain ajouta : « Bon c’est pas le tout mais moi j’y vais pas sans avoir mangé quelque chose ! - Tu déconnes ? Il est 8h, tout le monde doit être déjà dans l’amphi’ et toi tu penses qu’à bouffer ? Aller magne toi ! » Je saisis en vitesse mon sac et sortis précipitamment de la pièce courant, slalomant entre les élèves pour atteindre l’amphi’ 2. *****
Une fois arrivés, nous pûmes constater que les portes venaient juste d’être ouvertes, les élèves entrant doucement les uns après les autres. Je lâchai un soupir de soulagement : par chance, je n’allai pas me taper l’affiche juste le jour de la rentrée. J’entrai dans l’amphithéâtre et m’assis vers le milieu avec Romain là où je trouvai de la place. Le temps que les deux professeurs s’occupant de la présentation arrivent, je jetai un regard circulaire reconnaissant ici et là, des visages familiers. Mes yeux se posèrent alors sur mon voisin d’à côté : c’était drôle, il me disait vaguement quelque chose. J’avais dû le croiser ici, un jour ou l’autre. Il semblait être absorber par l’observation des gens qui remplissaient l’amphi’ ce qui m’arracha un sourire ; je n’étais pas le seul à m’adonner à ce petit jeu.
Romain se pencha alors vers moi pour me demander : « Alors, tu as vu Maëna quelque part ? »
A la simple entente de son nom, mon cœur manqua un battement. Etant donné que c’était la présentation générale pour les secondes années, elle devait se trouver là en effet… Après une courte hésitation, je me retournai dans l’espoir de l’apercevoir derrière moi. Je ne fus pas long à la trouver : elle était assise trois rang plus haut avec une de ses amies, Lisa je crois. Elle riait. Elle avait sûrement dû m’oublier depuis tout ce temps. Ce n’était pas mon cas… mais merde, c’était quoi mon problème à la fin ? Je la vis rejeter négligemment en arrière une mèche qui lui retombait sur le visage : je l’avais déjà vu faire et j’avais toujours trouvé ça adorable. Romain me sortit de ma rêverie en me chuchotant : « Niveau discrétion, tu repasseras. »
Je me retournai légèrement gêner d’avoir été pris sur le fait. Je ne pus m’empêcher de rire en voyant l’air moqueur qu’essayait de masquer vaillamment mon ami. Il me regarda interloqué puis rit à son tour. Enfin la présentation commença. Ca ne changeait pas vraiment de l’année dernière : nous reçûmes tour à tour papier administratif, emploi du temps, salles de classe, professeurs… Alors que je notais distraitement l’emploi du temps projeté sur le mur, mon voisin se pencha vers moi pour me demander : « Au fait, la prof de psycho sociale c’est bien Madame Le Sage ? - Ah non, pas Le Sage, Le Page ! »
Je rectifiai sur son emploi du temps, le nom mal orthographié. Il me regarda alors avec un sourire en coin avant de me remercier. « Y a pas de quoi, répondis-je dans un murmure. »
Je lui demandai à mon tour : « Tu es en quelle classe ? - En numéro 2, mais c’est ma première année ici ; je viens de Lyon. Et toi ? - Dans la 3 mais moi j’ai toujours été ici, hélas. » Il sourit timidement de ma remarque avant de s’exclamer :
« Au fait, on n’a pas fait les présentations : moi c’est Mathieu, dit-il en me tendant la main. - Alexandre, mais tout le monde m’appelle Alex, répondis- je à mon tour. » Voyant que tout le monde se levait, nous suivîmes le mouvement. Je jetai un rapide coup d’œil à mon montre : encore cinq minutes avant que la sonnerie annonçant le premier cours-classe retentisse. « Pour une fois qu’ils sont en avance… pensais-je pour moi-même. » Pendant ce brève échappatoire, Mathieu s’était déjà éloigné, se dirigeant vers la porte de sorti. Il m’adressa un « A la prochaine » avant de faire signe à quelqu’un derrière moi. A peine eu-je le temps de répondre qu’il s’était déjà éclipsé.
C’est alors que j’entendis quelqu’un s’exclamer : « Hey ! Romain, Alex ! »
Nous nous retournâmes en même temps pour apercevoir Lisa qui nous faisait signe et s’approchait déjà de nous. Voilà, on y était. Ce moment que je redoutais et attendait tellement à la fois. Derrière Lisa, Maëna. Si je n’avais pas eu des tendances paranos, j’aurais juré que son regard fuyait, trahissant l’envie de s’échapper de cette situation. Lisa, souriante comme à son habitude, commença à dire bonjour à Romain puis vint à ma rencontre. Quand ce fut au tour de Maëna, j’entendis mon cœur palpiter à tout rompre. Je cachais mes mains tremblantes dans mes poches histoire de paraître plus détendu – je doute que ce fut le cas. Elle était devant moi. Elle fuyait mon regard, alors que moi dans une intention on ne peut plus kamikaze, je recherchais ses yeux pour pouvoir y lire quelque chose : peur, indifférence… qu’importe. Mais qu’elle me regarde enfin. C’est avec une étrange rapidité qu’elle me piqua deux bises : instantanément, comme ancré dans ma peau, ce simple contact me fit frissonner tout entier. Elle s’éloigna, toussa avec gêne puis regarda son amie, visiblement en pleine discussion avec Romain. Elle n’eu pas d’autre choix. Elle leva les yeux vers moi et à ma grande stupéfaction me sourit. Timide mais sincère. Je compris alors pourquoi elle avait occupé mes pensées tout l’été. Je lui rendis son sourire. J’aurais aimé faire quelque chose : mais je ne pouvais rien faire. Pas plus m’approcher d’un pas ou lui prendre la main que de la plaquer brusquement contre le bureau en l’embrassement fougueusement. Hélas. Je n’avais jamais été doué dans ce genre de situation. Je réalisai alors que j’avais trois regards dubitatifs posés sur moi et que jusqu'à alors immergé dans mes fantasmes inavoués, je n’avais rien vu. Sans comprendre, je me redressai en m’exclamant : « Bon, c’est pas tout ça, mais va falloir y aller ! »
Je pris congé sans autre forme d’explication entrainant Romain avec moi. Juste avant de passer la porte, je me retournai : elle me regardait.
7月30日 06 - Mathieu Le bruit de la porte qui grince me sortit de mes rêveries. Une jeune fille se tenait devant l'entrée de ma chambre, l'air gêné comme si on l'avait pris la main dans le sac.
- "Euh ... oui ?
- Euh ... Désolé je ... Je ne savais pas qu'il y avait quelqu'un ici ! D'habitude cette chambre est toujours libre !
- Et nan, plus maintenant ! Tu cherches quelque chose ?
- Euh, oui ! Tu vas trouver ça bête mais je cherche une brosse à dent !
- Alors tu pensais que la chambre était vide et tu viens y chercher une brosse à dent ! On se demande ... dit-il amusé.
- Tu te fous de moi ou je rêve ? répondit en souriant Maëna, tout aussi amusée
- Juste un peu !
- Ok, j't'en veux pas ! Répliqua t-elle malicieusement. Au fait je m'appelle Maëna !
- Enchanté ! Moi, c'est Mathieu !
- T'es nouveau ici ?
- Ouais, j'viens d'arriver ! J'connais personne, j'suis tout seul, pommé dans une chambre et t'es la première personne à qui je parle pendant plus de deux secondes ! A part ça, viva la vidad !
- Oh c'est bon, dramatises pas non plus ! Demain, tu vas rencontrer pleins de gens ! T'es en combien ?
- J'suis en troisième année dans la classe numéro deux. Et toi ?
- Pareil ! Tu vois, la chance te sourit, dit-elle en riant.
- Ouais, on va devoir se supporter pendant un an et toi, tu appelles ça de la chance ?
- Et bah, sympa le p'tit nouveau ! Marmonna-t-elle, l'air vexée.
- Mais nan, je rigole ! Au contraire, je suis très content de connaître quelqu'un de ma classe en avant première, dotant plus si c'est toi !
- Ah, je préfère ça ! Déclara Maëna, un sourire aux lèvres. Bon, je repars à la recherche de ma brosse à dent et on ne se moque pas, s'il te plait ! Si t'as besoin de quelque chose, ma chambre est en face !
- Ok, merci ! De toute façon on se voit demain ?
- Ouais, bien sûr ! Bye ! Cria-t-elle alors qu'elle était déjà dans le couloir."
Heureux de cette rencontre, je sentis s'envoler mes doutes pour cette nouvelle année et attendai le lendemain matin avec impatience !
6月23日 05 - Alex Tout en prenant un café, nous parlâmes de tout et de rien, comme les amis savent si bien le faire : des vacances, jusqu'aux attentes en passant bien sûr par l'évoquation de souvenirs relatifs à l'année dernière... c'est ce qu'on appelle ratisser large en peu de temps :
"Au fait, demandai-je, tu as trouvé quelqu'un pour partager ta piaule ?
- Non justement ! répondit Romain en vitesse, je devrais peut être me dépécher si je ne veux pas dormir le reste de l'année dans les couloirs !
- Arrête un peu ! Moi j'ai ma chambre, mais je n'ai pas encore trouvé de personne avec qui je pourais la partager ! Ca te dirais de remettre ça ? C'était le bon temps hein, l'année dernière, ajoutai-je un brin nostalgique.
- Un peu que ça me dirais ouais ! Ca me ferait plaisir, vraiment !
- Ok et bien alors ça marche ! Si tu as tes affaire, on a qu'à y aller direct. Comme ça moi j'en profiterais pour ranger ce qui me reste."
Sans ajouter autre chose, nous nous rendîmes à notre nouvelle chambre : plus qu'une simple piaule, cette chambre était pour les étudiants un petit "chez soi", un véritable lieu de vie.
Tandis que Romain vidait son sac par terre avec contentement, je m'assis sur le lit avec lourdeur et demandai avec des yeux scrutant un vague imaginaire :
"Et les amours ?
- Alex, de quoi tu me parles ? demanda Romain en se tournant vers moi, l'air visiblement agacé.
- Heu... quoi ? De quoi je parle ? réussis-je ajouter dans un effort d'attention.
- Oui, de quoi tu parles ? Enfin, je veux dire tu me l'as déjà demandé 3 fois ! Bon deux fois encore ça passe mais 3 tu déconnes merde ! Je te l'ai déjà dit et je te le répète, j'ai eu une petite amie durant les vacances, Elodie, ça a duré 3 semaines, pas de quoi en faire toute une histoire quoi ! En fait, ajouta-t-il après quelques secondes de reflexion, j'ai l'impression que tu t'en contre-fou de mes histoires de coeur... alors si tu veux me dire quelque chose, dis le cash et ne tourne pas autour du pot s'il te plait !
- Non, mais je n'ai rien à dire vraiment... dis-je avec un air me semble-t-il, peu convaicant. - j'étais du genre difficile à passer aux aveux, même si je le voulais -
- Maëna, dit-il simplement en rangeant un jean dans l'armoire du fond."
Je ne répondis rien. Il hésita un instant puis s'assit à mes côtés :
"Tu l'as toujours pas oublié depuis la fête étudiante c'est ça hein ?
- J'ai bien peur que non, répondis-je tête baissée comme si j'avais fait une vilaine bêtise.
- Et bien, je vois qu'une solution. Va lui parler. Explique toi avec elle, parlez en ! Essayez de clarifier la situation et si tu vois que ça peut pas coller entre vous, oublie là, trouve toi une jolie étudiante et basta !
- Tout à l'air si simple avec toi, dis-je en souriant timidement, désabusé.
- Mais tout est simple, dit-il gravement comme s'il venait de conclure la thèse du siècle. Allez, essaye de ne pas y penser, tu rumines pour rien, tu verras tout ça demain ! Ca te dit de faire une partie d'échec ? Histoire de te rattraper de la claque que je t'ai mise en fin d'année hein ?
- Quoi ? Non mais tu déconnes ! m'exclamai-je en riant, t'as la mémoire courte mon pote, je t'avais complétement éclaté la dernière fois qu'on a joué !"
Il me bouscula mesquinement d'un air de défit : nous chautâmes comme des gosses sur le lit en se tappant avec les coussins qui trainaient - qui a dit que les hommes étaient de grands enfants ? - avant de jouer cette fameuse partie d'échec, souvenir de l'année passée.
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